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Se protéger des piqûres d’abeilles

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Se protéger des piqûres : ceinture et/ou bretelles ?

Lors de notre premier mail aux acteurs de la filière apicole, un responsable de syndicat apicole nous écrivait « sur les photos de vos vidéos l’apiculteur porte des gants, pour rappel l’apiculture se pratique de préférence sans les gants sauf lorsque cela est vraiment nécessaire et seulement nécessaire. Nos anciens se gondolent de rires…»

A l’inverse on peut lire : « Le dard d’une abeille fait 3 mm. Un Jeans seul ne suffit donc pas. Il faut avoir 2 couches de vêtements : Jean & sweatshirt manches longues + Combinaison intégrale blanche + voile. Sans oublier chaussures montantes (ou bottes) et gants. Les gants en cuir ne sont souvent pas assez épais » (http://apiculture-populaire.com/piqure-abeille.html).

Alors qui croire ? Ce qui est sûr c’est qu’il est impossible de pratiquer l’apiculture sans se faire piquer à un moment ou un autre. Il faut donc être averti contre les risques encourus, c’est-à-dire connaître les réactions possibles aux piqûres d’abeille, savoir comment s’en protéger et savoir que faire en cas de piqûre pour en amoindrir l’effet.

Après chacun choisi sa voie. Pour notre part, si vous débutez nous vous conseillons de choisir bretelles et ceinture. Il sera bien temps avec la pratique de l’apiculture (et des piqûres) de baisser la garde.

Rappelons-nous aussi que l’abeille pique pour défendre sa colonie lorsqu’elle se sent menacée et qu’elle n’est pas agressive dans les autres circonstances.

 

Quelles sont les différentes réactions possibles à une piqûre d’abeille.

Voici comment le Centre Antipoison belge (http://www.poisoncentre.be/article.php?id_article=19) décrit les réactions possibles de la plus anodine et commune (réaction locale) à la plus dangereuse et heureusement rare (réaction allergique).

 

« Trois réactions sont possibles :

Réaction locale

La piqûre est douloureuse. On peut voir une rougeur locale, un gonflement (oedème local) de quelques cm, une légère induration. Cette réaction s’accompagne parfois de démangeaisons. Produite par les  amines vasoactives et par les  peptides, cette réaction disparaît en générale en quelques heures.

En fonction de l’endroit de la piqûre, le gonflement peut être plus important : par exemple au niveau du visage (paupières, ailes du nez, oreilles, lèvres) et du cou. Une piqûre dans la bouche ou dans la gorge peut provoquer un tel gonflement que la personne peut étouffer.

Réaction toxique

Les symptômes seront plus intenses en fonction du nombre de piqûre.

Suite à de multiples piqûres, la quantité de venin injectée est plus importante. A la réaction locale s’ajoute alors des signes généraux : œdème au niveau des piqûres, de la fatigue, des vomissements, de la diarrhée, des maux de tête, une chute de tension parfois des convulsions et une perte de connaissance.

Une personne adulte qui présente plus de 20 piqûres d’hyménoptère doit être hospitalisée pour une surveillance.

Réaction allergique (Choc anaphylactique)

La réaction allergique ne dépend pas de la dose de venin injectée. Une seule piqûre suffit à la déclencher. Un intervalle court de deux mois entre deux piqûres peut être un facteur de risque au développement d’une réaction allergique au venin d’hyménoptère.

Une personne présentant une douleur et un gonflement local de plus de 10 cm ainsi que des symptômes persistant plus de 12 heures, court un plus grand risque, lors d’une prochaine piqûre de développer une réaction allergique grave.

Les symptômes sont :

  • cutanés : urticaire généralisé, rougeur, démangeaisons et gonflement important (Angioedème : urticaire s’étendant au tissus sous-cutanés et/ou sous-muqueux)
  • respiratoires : œdème de la langue qui provoque des difficultés pour avaler, œdème de l’épiglotte et du larynx, bronchospasme qui s’accompagne d’une oppression thoracique, d’angoisse et cyanose (coloration bleuté de la peau).
  • cardiaques : chute de la tension, vertiges, perte de connaissance
  • digestifs : nausées, vomissements, diarrhée
  • neurologiques : coma

L’obstruction des voies respiratoires et le choc cardiovasculaire peuvent  entraîner la mort de la victime. »

 

Comment se prémunir contre les piqûres et que faire en cas de piqûre.

Ecoutons les conseils (http://apiculture-populaire.com/piqure-abeille.html) :

«Faites votre maximum pour éviter d’être attaqué par les abeilles. Cela se traduit par une tenue vestimentaire et surtout un comportement adéquat…

Quand on quitte le rucher il faut immédiatement stoker tous les vêtements exposés au venin dans un sac poubelle et bien le refermer. Dés le retour à la maison mettre le sac dans une bassine et le remplir d’eau avec de la javel. Apres nettoyage faire sécher et stoker ces vêtements dans un lieu aéré et peu fréquenté (garage, remise …). Ceci évitera de sensibiliser votre entourage.

Si vous êtes allergique, ou avez moins de trois ans de pratique en apiculture (l’allergie risque d’être encore à l’état latent), n’intervenez pas seul sur le rucher, surtout s’il est isolé.

Dans tous les cas ayez un téléphone portable avec vous et repérez les hôpitaux ou médecins les plus proches de vos ruchers.

Certains apiculteurs allergiques ont toujours avec eux une trousse d’urgence contenant un antihistaminique (Ex: Clarityne, Xyzall ou Zyrtec), un corticoïdes oral a action rapide (Ex: Celestene, Solupred), un bronchodilatateur, deux seringues auto-injectable l’adrénaline (Ex: Epipen 0.3mg ou Anapen 0.3mg) et un spray buccal (Ex: Dyspnée Inhal). Dans tous les cas cette trousse est à constituer avec votre médecin allergologue. »

 

Voici encore quelques recommandations prises sur un autre site http://www.beekeeping.org/articles/fr/agressivite_abeilles.htm :

  • « pour les premières visites de ruches de la part d’un débutant, toujours se faire accompagner d’une personne expérimentée qui sera capable de juger le seuil d’agitation d’abeilles à ne pas dépasser ;
  • certaines colonies d’abeilles ont tendance à piquer moins que d’autres. Un apiculteur qui inspecte fréquemment ses ruches peut facilement dire lesquelles sont les meilleures en rendement et surtout lesquelles sont les plus dociles. Il peut agir simplement par sélection massale en éliminant les souches de colonies les plus méchantes (par remérage) et en multipliant les plus dociles (par division) ;
  • toujours employer un enfumoir pour visiter les colonies ;
  • s’assurer d’avoir assez de combustible pour la durée des opérations. Pour les grands ruchers, par précaution, avoir un deuxième enfumoir de secours allumé et plein ;
  • ne pas mettre de matières synthétiques dans l’enfumoir ;
  • veiller à employer une fumée froide, au besoin mettre une touffe d’herbe verte (si disponible) sur le combustible avant la sortie de l’enfumoir ;
  • toujours porter des vêtements de protection de couleur claire, bien ajustés et hermétiques aux insectes ;
  • ne pas utiliser de tissus qui pourraient accrocher les pattes des abeilles (exemple : laine) ;
  • veiller à ce que le voile ne touche ni les oreilles ni le bout du nez ;
  • avant d’ouvrir la première ruche, s’assurer que les spectateurs éventuels sont à une distance convenable et hors « couloirs à butineuses » ;
  • s’assurer aussi qu’aucun animal ne soit entravé (licol, laisse, etc.) à proximité du rucher à visiter ;
  • éviter d’employer des savons, lotions corporelles ou shampooings à odeur forte et tenace ;
  • ne pas mettre les ruches sur des supports collectifs ;
  • ne pas passer ni rester devant le trou de vol ;
  • ne pas visiter en période de temps « lourd », d’orages ;
  • commencer par visiter les plus douces et finir par les plus agressives ;
  • avec certaines races d’abeilles très agressives (« l’africanisée » d’Amérique, « l’andansonii » ou « l’intermissa » d’Afrique, par exemple), être au minimum à deux personnes lors des visites : une pour enfumer, une autre pour manipuler. Le faire, dans la mesure du possible, entre la fin d’après-midi et la tombée du jour. Si les abeilles rentrent en furie, elles ont le temps de se calmer durant la nuit. D’autre part, la fraîcheur du soir les incline à répondre moins violemment. Quant aux abeilles des pays tempérés, c’est tout le contraire : il vaut mieux visiter quand les abeilles sont en pleine activité (ainsi un maximum de butineuses – les plus agressives – sont aux champs) ;
  • ne pas donner de coups brusques sur et dans les ruches ;
  • rester calme, sortir les cadres sans brusquerie, les remettre sans écraser les abeilles ;
  • pour un grand rucher, changer de côté de temps en temps pour laisser retomber l’effervescence de l’endroit où vous venez de travailler ;
  • pas de bouts de rayons de miel laissés par terre qui risqueraient de déclencher un pillage ;
  • ne pas placer les ruchers trop à l’ombre ;
  • certaines races d’abeilles inspectées régulièrement peuvent devenir plus douces. Attention, pour d’autres races, cela peut être exactement le contraire ;
  • éviter de faire couler du nectar fraîchement récolté depuis le rayon manipulé, par terre ou sur le reste des cadres en place ;
  • éviter les manipulations longues en période de disette ;
  • si vous pensez avoir perdu le contrôle des opérations dans le rucher, refermer la (ou les) ruches ouverte(s) et s’éloigner calmement sans faire de grands gestes. Ne pas retourner à la maison (ou au véhicule) directement mais en faisant un grand cercle tout en se frottant à la végétation pour se débarrasser des suiveuses. Revenir au rucher qu’après un jour ou deux ;
  • en toute circonstance, tâcher de rester confiant et calme (éviter à tout prix de « mouliner » avec les bras). La peur se traduit par des effluves d’adrénaline qui irritent encore plus les abeilles ;
  • en cas de piqûre, enlever le dard avec le décolle-cadre ou l’ongle. Il ne faut surtout pas le retirer en le pinçant avec deux doigts, ce qui aurait pour résultat de finir de vider la poche à venin toujours accrochée à l’aiguillon ;
  • enfumer copieusement la région piquée afin de masquer l’odeur du venin qui exciterait d’autres gardiennes à piquer. »

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