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Lettre d’information Mars

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La lettre d’information du mois de mars

Les premiers pollens sont arrivés, le saule Marsault donne un excellent pollen, la ponte de la reine est repartie depuis longtemps la quantité de pollen requise pour la croissance démographique de la colonie est impressionnante. Si une forte miellée apparait lors de la floraison du saule Marsaut, c’est l’indicateur d’une année à essaimage.

Le rucher

Changer de lieu si besoin, c’est le moment
Le transport des ruches à ce moment de l’année se fait sans risque. Donc sans précaution particulière. A faire la nuit tombée.
Si vous devez changer d’emplacement, choisir un nouveau lieu, cherchez le proche de sources mellifères (800m à la ronde au maximum), à l’abri de l’humidité, mais proche d’un point d’eau (200 à 500 m), à l’abri des vents dominants et ensoleillé. Ces conditions idéales sont favorables au développement des colonies et à la production de miel.
A plus de 800 m des zones de production de nectar, les butineuses rentrent en ayant consommé l’essentiel de leur récolte et elles sont fatiguées, l’eau est indispensable pour élever le couvain, et l’humidité qui refroidit les colonies est le pire ennemi des abeilles. Les abeilles ne craignent pas le plein soleil, sauf là où c’est le désert qui s’annonce … il y a peu d’endroits en France de ce type. Dans le Sud coté PACA, la force de l’ensoleillement est à regarder avec attention.
Le propriétaire que vous pouvez connaître ou trouver à partir du cadastre, s’il accepte votre proposition, sera confirmé par écrit de son accord en un courrier de remerciement, dont vous garderez une copie.
Vous ne manquerez de lui préciser dans cette lettre qu’en cas de vente de son terrain ou de son souhait de vous voir partir, vous lui demandez un délai fixé d’un commun accord. Il est de tradition de payer une location par ruche, qui est de l’ordre d’un pot de miel par an.

Changer les plateaux de sol des ruches

Ce sera la fin des travaux de peintures si cela n’était déjà fait.
Par contre si de beaux jours se succèdent, le changement des plateaux de sol est à faire. A deux c’est le plus commode, après un bon enfumage sur l’entrée (5 coups de soufflet au trou de vol d’une fumée abondante). On décolle le plateau de sol au lève cadre, on soulève le corps et l’aide glisse le plateau de sol nouveau. On cale l’ensemble de façon à ce que les nourrisseurs puissent être de niveau.
On notera l’état de propreté ou de saleté du plateau, c’est un indicateur de l’état de la colonie, de sa capacité de nettoyage et de son volume, cela permet de voir également si un prédateur s’y est introduit. Une surabondance de pailles, restes d’abeilles mortes, noyaux, font craindre la visite de lézards, musaraignes qui auront consommé des abeilles, les réserves de miel. Les rayons seront très abîmés et si la colonie est encore en vie, sans doute très amoindrie, il faudra équiper la ruche en rayons neufs, sans doute prévoir de réunir la colonie, mais sûrement de la nourrir comme un essaim.
Le plateau de sol enlevé, les observations notées sur le carnet, on procède au nettoyage du plateau. On gratte au lève cadre les saletés, la boue éventuelle, on passe au chalumeau portable ce plateau pour le désinfecter, on chauffe au point de voir les déchets de propolis bouillir et la cire s’enflammer. Le bois doit brunir. Les plateaux faits en grillage galvanisé et /ou avec des montants en plastiques seront brossés dans un bac avec de la Javel moussante (un berlingot pur pour 4,75 l d’eau). On laisse le plateau sécher, sans le rincer, le temps de faire un autre changement. En cas de loque traitée l’année antérieure, le plateau de sol doit tremper une demi-heure.
On passe au chalumeau le lève cadre. Jamais on imagine à quel point la prévention des maladies est un impératif aujourd’hui du fait des fragilités introduites par le varroa. La transmission la plus visible est celle des mycoses et des loques.

Plaisir d’élever

L’élevage de reines, pour l’amateur qui possède ne serait-ce que 6 ruches, est non seulement un plaisir mais une forme de conduite du rucher qui optimise son cheptel. Nous suggérons aux apprentis d’adopter la simplicité, car la jeunesse des reines est d’importance très supérieure à la qualité de leur lignée et même de leur race. La qualité de la conduite de l’élevage est un facteur déterminant pour le professionnel ; mais il est très secondaire pour l’amateur, son bénéfice essentiel : apprendre à élever des reines oblige à plus de rigueur dans la conduite du rucher. Sans aller jusqu’à reproduire des reines au hasard des colonies, on éliminera systématiquement les lignées malades. Et, années après années, l’éleveur apprendra à faire de la sélection en suivant les conseils des bons auteurs.
Je ne décrirai qu’un schéma général puisque cette époque de l’année est consacrée à la préparation du matériel nécessaire.

Le matériel

Il est très simple, peu onéreux, et surtout il doit être standard. Pour le picking, un pinceau poil de marte 3/0 est idéal, une paire de lunettes de grossissement 2 ou plus, disponible chez les pharmaciens, fera parfaitement l’affaire, la lumière peut être fournie par une lampe frontale de qualité pour bien voir les larves (à chacune des visites de colonies, je m’en sers en plein soleil pour voir les œufs dans le fond des cellules. Les supports de cupules, portes cupules et cupules (cellules royales artificielles) en plastique sont au point et leur acquisition est peu onéreuse. Le procédé Nicot est le plus répandu, le système Jenter pour éviter le picking est des plus commodes.
Il faudra conduire une ou deux colonies à la limite de l’essaimage pour produire le matériel vivant dont on aura besoin. Préparer les cadres d’élevage, les ruchettes, les nucléis.

 Fiche technique
Trouver et marquer la reine

Facile à faire en début de saison, très difficile par la suite.
La reine vit sur les cadres de couvain, jamais sur ceux de miel. On la trouve là où elle pond sauf si on a  secoué la ruche trop fortement avec la fumée ou à l’enlèvement des premiers cadres…
Elle fuit la lumière. Elle se trouve là où rentrent les butineuses.
Ouvrir en enfumant très peu et uniquement sur la tête des cadres sans qu’elle ne rentre dans le corps, enlever les cadres côté opposé à l’entrée des butineuses, dégager en enlevant trois cadres et explorer rapidement les cadres avec miel, prendre attention lors de l’arrivée du couvain. Regarder en premier les bords du cadre, yc dessous. Elle devrait se trouver sur les cadres de couvain ouvert.
Si possible faire l’ouverture par les deux extrémités de la ruche, on évite qu’elle aille se coller sur un bord.

 

Découvrir l’apiculture c’est aussi découvrir les plantes :

Le pissenlit :

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Le nom de « pissenlit » est lié aux propriétés diurétiques de la plante. Le pissenlit est aussi connu sous le nom de dent-de-lion, lié à la forme recourbée de ses feuilles. Cette expression est à l’origine du terme anglais dandelion. Ses feuilles, jeunes, sont consommées en salade et il n’est pas rare de voir les cueilleurs dans les champs avant la floraison. La fleur, elle, est appréciée de l’abeille. Elle est à la fois « nectarifère » et « pollinifère ».

Photo : site passport

L’amandier :
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L’amandier se trouve essentiellement dans le Sud de la France. Il est le premier arbre fruitier en fleur. Sa floraison abondante en fait une ressource de choix pour l’abeille à la fois en nectar et en pollen. Mais l’amandier profite aussi pleinement de la pollinisation.

« Chez les rosacées, les principaux agents de pollinisation sont les insectes et notamment les abeilles domestiques qui représentent environ 60 à 90 % de la faune pollinisatrice. Les abeilles sont inactives à une température inférieure à 14 °C. La vitesse de butinage est 6 à 15 fleurs par minute et l’aire de butinage est de quelques dizaines de mètres carrés. Pour optimiser la pollinisation, il est nécessaire de placer des ruches dans le verger à raison de 2 à 5 ruches/ha et disposées perpendiculaires aux lignes de plantation. Les ruches sont à placer dès le début de floraison.»

Aux Etats-Unis, plus de la moitié des colonies d’abeilles d‘élevage sont mobilisées pour polliniser les amandiers de Californie, soit environ 2 millions de colonies. (cf: Le silence des Abeilles, Vincent Tardieu, Editions Belin, Paris, 2009)

Source : http://www.vulgarisation.net/bul166.htm – Photo : wikipedia

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