Lettre d'information Juin - ICKO-BLOG
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Lettre d’information Juin

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La lettre d’information du mois de Juin

Nous sommes au coeur du trimestre où, traditionnellement, il y a grande intensité, tant chez l’abeille que pour l’apiculteur : le colza ouvre le bal et, cette année, il a miellé. Tout comme l’acacia en altitude. La chaleur des derniers jours a fait bleuir les lavandes et les transhumances ont démarré sur les spots de Drôme provençale. Un début de miellée serait à prévoir semaine prochaine avec beaucoup d’espoir, de l’eau tombée abondamment au bon moment, des orages prévus ce week-end et du beau temps pour la semaine prochaine ! Des échos sur le sapin semblent dire qu’il mielle actuellement et le tilleul à venir n’est pas en reste malgré les gelées tardives,.
Tout s’accélère : le développement des colonies, en corollaire : les essaimages …

Que se passe-t-il dans la ruche ?

Plus tôt qu’à l’ordinaire, les colonies maitrisées (quant à l’essaimage), sont déjà au maximum de leur population.

Pour la plupart d’entre nous, il a fallu diviser ou « hausser » et l’attention n’a pas à se relâcher. L’essaimage est naturel et procure à la colonie une jeune reine, mais le risque est de perdre une partie non négligeable de la ruchée. Certains divisent : essaimage artificiel ; d’autres « clippent » la reine : coupent un petit bout d’aile, ce qui a pour effet de grandement gêner son vol et même l’empêcher : on retrouve l’essaim au sol, autour de sa reine, et près de la ruche. Si il est sorti depuis peu, il n’est ainsi pas perdu et, à terme, peut même être réuni à une ruchée moyenne, peu avant la grande miellée, mais ….

Plus que jamais jouent l’observation, la connaissance de son implantation et environnement, la météo et ses prévisions, sachant qu’à présent les saints de glace sont derrière nous. Juin est le mois traditionnel de la construction, du travail de la cirière ; celui qui, cette année, aura anticipé, aura été bien inspiré. La production de cire est liée à l’explosion des floraisons et des explosions de cet ordre, il y en a déjà eues. Demain sera-t-il plus sec ?

Que fait l’apiculteur ?

Il fait quand même construire du cadre, pour le renouvellement immédiat des anciens, des trop noircis, ou la constitution d’un stock qui aura toujours utilité ultérieurement (si ce stock est protégé de la fausse teigne, entre autres, et des souris, ensuite …). Il surveille encore l’essaimage qui peut toujours se produire.

L’apiculture, si elle a quelques grandes règles de base, n’est pas pour autant science exacte ou pour le moins régulière. L’année apicole doit se ‘’ personnaliser ‘’ par l’observation de la ruchée, la connaissance de son environnement, des conditions et prévisions météo, et des options de l’apiculteur. C’est avec ce cocktail que le « mouchier » aura une année bonne (souhaitées les plus nombreuses !) et l’autre non.

C’est aussi un mois éventuel de transhumance. Après l’acacia, le tilleul puis la lavande sont deux gros fournisseurs de miel de qualité et l’apiculteur pourra profiter de ces floraisons en déplaçant ses ruches et en veillant à mettre des hausses nouvelles afin de recueillir un miel mono-floral. Les colonies seront introduites seulement lorsque 10 à 20% des fleurs sont ouvertes afin que les abeilles soient immédiatement attirées dans les cultures à polliniser et ne soient pas tentées de se tourner vers une source plus attractive.

Quelques astuces ?

L’abeille ne construit pas ou peu en rive : décaler l’avant-dernier cadre qui sera mis en rive après avoir enlevé le dernier (celui qui était en rive). Le gaufré, à construire, sera ainsi intercalé. Plus rapide encore, à cette époque seulement, la cire gaufrée peut être insérée au centre du couvain. Dans cette hypothèse, faire « glisser » les cadres après avoir enlevé le cadre de rive et intercaler. De plus, la reine utilisera au plus tôt ce cadre neuf pour pondre ; elle affectionne les cadres neufs.

Détruire les cellules royales n’empêche pas l’essaimage, tout au plus le retarde un peu : la ruchée s’applique à produire d’autres cellules au plus tôt !

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Fiche technique :

Faire un essaim artificiel
Se fait dès l’apparition de faux bourdons en vol devant les ruches donc mi/fin avril.
Dans une ruchette mettre deux cadres de couvain dont un de couvain ouvert et un de couvain fermé. Ajouter un cadre de miel, un cadre bâti. Éviter la chute d’abeilles dans la manipulation ou secouer un cadre d’abeilles prises sur couvain pour renforcer la population. Mettre cet essaim en lieu obscure deux nuits, puis le placer au rucher. Le nourrir régulièrement, 25 jours après visiter la colonie chercher la reine et la marquer, si l’opération rate, réunir cet essaim avec une ruche faible.
On fait des essaims de la sorte en avril dès que la colonie atteint 6 cadres de couvain, c’est une bonne manière de limiter l’essaimage naturel.

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Découvrir l’apiculture c’est aussi découvrir les plantes :

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Le tilleul procure un miel délicat. Sa floraison prend le relais de celle de l’acacia. C’est un arbre plus majestueux que ce dernier. Il rivalise avec le chêne en la matière, ce qui n’avait pas échappé aux anciens. « Ovide dans ses Métamorphoses , nous raconte l’histoire de Philémon et Baucis, couple âgé uni par leur amour depuis l’adolescence. Jupiter et Mercure, ayant pris l’apparence humaine, sont reçus chaleureusement par eux, après avoir été rejeté par tous les voisins. En suprême récompense à la fin de leur longue vie, ils sont transformés en arbre unis à jamais par leurs branches. Philémon en chêne et Baucis en tilleul, « l’arbre qui guérit » et qui unit, comme l’écrit La Fontaine : Pour peu que des époux séjournent sous leur ombre, ils s’aiment jusqu’au bout malgré l’effet des ans». Michèle Bilimoff : Les plantes, les hommes et les dieux, 2006, Editions Ouest-France.

Le tilleul est abondamment consommé en tisane pour ses vertus sédatives. « Au mois de juillet, les abeilles ne se contentent pas de visiter le fond des corolles, elles récoltent également le miellat, produit par les pucerons se développant sur le feuillage dont ils ponctionnent la sève. Cette sève digérée, ils régurgitent le miellat brillant et collant sur les feuilles, véritable friandise pour les abeilles. En effet, après l’avoir longuement léché, ce miellat est une fois de plus digéré, ventilé et stocké à l’instar du nectar.

Le miel de Tilleul peut entrer dans la composition poly-florale du miel de forêt ou faire l’objet d’un miel mono-floral. Dans ce cas, il est ambré-clair et prend, à l’état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne. À l’état liquide, la présence de miellat fonce sa couleur. Au nez, son odeur mentholé caractéristique est forte et assez persistante. En bouche, l’arôme très puissant d’infusion de tilleul et de menthol est souvent associé à une saveur balsamique et persistante. Il laisse régulièrement une légère amertume en fin de bouche. Sa conservation est bonne malgré sa teneur en eau parfois élevée. Le miel de tilleul est conseillé aux personnes nerveuses et insomniaques » Source : Wikipedia.

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La lavande est le symbole de la Provence. Ces champs inspirent les peintres et les abeilles ! Elle a un petit cousin : le lavandin.

« Toutes deux de la famille des labiées, la lavande et le lavandin, que l’on confond très souvent, sont néanmoins d’espèces différentes. La lavande vraie est une espèce originelle, alors que le lavandin est un hybride qui résulte du croisement de la lavande vraie et de l’Aspic. La lavande vraie se reproduit par graines et par bouture, mais le lavandin est stérile et ne se reproduit que par bouture. La lavande vraie peut donc être cultivée ou sauvage, alors que le lavandin ne se rencontre pas à l’état sauvage.

Chaque graine de lavande donne un plant différent, d’où l’aspect hétérogène des lavanderaies, alors que les plants du lavandin, beaucoup plus gros et en « boule », sont rigoureusement identiques du fait de l’hybridation. L’altitude joue aussi un grand rôle dans la différenciation entre les deux espèces : tandis que le lavandin croît à toutes altitudes (du niveau de la mer à plus de 900 m), la vraie lavande ne pousse qu’à partir de 350-400 m environ, jamais en dessous.

À noter également la différence de fleurs et de feuilles : on reconnaît la lavande vraie à sa petite tige (30 à 40 cm environ) et à son épi de fleurs plus petit, couleur « lavande », tandis que la tige du lavandin est plus longue (60 à 80 cm) et que son épi est plus gros, plus pointu et de couleur franchement violette; de plus, il se caractérise par la présence de deux « épillets » latéraux, placés en bas.

Enfin et surtout, l’huile essentielle de lavande vraie, utilisée en aromathérapie est plus fine de parfum, plus douce, presque ronde. Elle a gardé toutes ses propriétés thérapeutiques, alors que l’essence de lavandin, d’odeur plus âcre, beaucoup plus « camphrée », n’est pratiquement plus utilisée en pharmacopée. » Source : Bernard Laget et Jacques Lamy in http://www.la-drome-provencale.com/fr/lavande/fiche_lavande.html

La lavande (ou le lavandin) a pour l’apiculteur, outre la qualité du miel qu’elle fournit, une deuxième vertu : une fois séchées, ses tiges constituent un excellent combustible pour les enfumoirs.

 

L’apiculture c’est de bons outils et de bons produits…  

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CH220/CH226 – Cadres Favus 

Favus est un rayon fabriqué en pure cire d’abeilles stérilisée qui reproduit exactement un rayon bâti par les abeilles.
Il permet de mettre à disposition des abeilles l’équivalent d’un cadre bâti, ce qui accélère considérablement le développement de la population et peut ainsi aider un essaim à être productif la même année ou un essaim tardif à passer l’hiver. De plus, la rigidité des alvéoles augmente la résistance à l’extraction, et comme elles sont parfaitement rectilignes la quantité de cire d’opercules est réduite.
Les expériences réalisées depuis 3 ans, en Hongrie, et récemment en Allemagne et Autriche, montrent que l’utilisation des cadres favus est très avantageuse,
les colonies se développent plus rapidement et la production de miel est supérieure.

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Hausses Ruchéco / Couvre-cadres chasse abeilles

La hausse d’une ruche est le lieu de stockage des réserves en miel des abeilles.
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