Lettre d'information du mois d'Octobre - ICKO-BLOG
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Lettre d’information du mois d’Octobre

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La lettre d’information du mois d’Octobre

Nous arrivons en période de transition !

Dès maintenant, la récolte se termine ; il a pu y avoir quelques miellées tardives. Le miel de l’année est en train de se mettre en pots. C’est la fin d’une saison mais aussi le début de la suivante. L’objectif va être maintenant de bien passer l’hiver pour bien démarrer la saison suivante.

Ce mois-ci… Que se passe-t-il dans la ruche ?

La colonie commence à s’organiser, en particulier à trouver les mâles pas trop désirables. Ne craignez pas de voir quelques nymphes blanches, de ces derniers, extirpées des alvéoles par les abeilles, le phénomène est naturel.
La ponte se réduit, le couvain va se restreindre ; les abeilles qui vont naître seront celles qui auront pour charge de passer l’hiver.
Les mâles devenus bouches inutiles vont être remerciés et éjectés de la ruchée.

Que fait l’apiculteur ?

Il procède à une visite sérieuse dite d’automne. C’est un inventaire, un état des lieux qui vise à constater, éventuellement cadre par cadre, l’état sanitaire de la colonie, ce que le couvain peut renseigner ; la situation des réserves, tant en pollen qu’en miel.
N’oubliez pas la prise de note. Pour bien hiverner, chaque colonie doit disposer d’une vingtaine de kilos de provision (un peu moins en zone méridionale). Le développement du couvain au printemps sera proportionnel au poids de miel présent. Il faudra donc atteindre ce niveau de réserve dans les quinzaines à venir, d’où nécessité ou utilité de peser la ruche.

Ces provisions se complètent en distribuant aux abeilles qui en ont besoin du sirop du commerce (voir les sirops) ou « fait maison » à raison de 2 kilos de sucre par litre d’eau (voir le sucre en vrac 25kg). À confectionner à chaud et bien laisser tiédir après bonne dissolution du sucre. Trop chargé en eau, le sirop serait mal stocké et risquerait même de s’altérer rapidement. À ce sujet, et encore à bonne température, il faut « invertir » ce sirop avec ¼ à ½ verre de vinaigre de cidre pour environ 4 litres de sirop.

Plus tard, à l’approche de l’hiver, si l’hiver tarde à venir, on préconise l’utilisation du candi (voir nos candis). Disposé au-dessus de la grappe il apportera à la colonie les provisions nécessaires.

N’hésitez pas à « partitionner » : réduire à 9 voire 8 cadres avec une partition alors de chaque côté, en rive. Il est fréquent que la colonie meure de faim en hiver alors que l’un des deux bords, l’opposé à sa position, a encore des ressources. La grappe n’a pas pu traverser le peu d’espace pour s’alimenter et donc se chauffer. Cantonnez là donc au centre.
L’apiculture est un exercice de modulation constante du volume des ruches pour l’adapter à celui de la colonie. L’important est que les abeilles soient toujours dans un espace resserré et chaud. 
Sortir les cadres vides ou trop peu pleins de miel, placer des partitions isolantes de chaque côté des derniers cadres de miel. Ces partitions isolantes seront de préférence recouverte d’un isolant aluminé (voir notre partition) pour réfléchir les rayons infra rouges produits par la grappe, cela accélère en janvier la reprise et donc la surface de la ponte de la reine.

Retenez également qu’il vaut mieux une ruchée forte que deux ruchées faibles qui seront exposées à disparition. La visite fera repérer ces éventuelles ruchées faibles. Il sera alors judicieux de les réunir à des moyennes, ou entre elles, « en alternant leurs rayons et abeilles qu’ils portent dans un même corps de ruche », cf. Apiculture, Pierre-Jean Prost. Nourrir ensuite.

Il est temps dans la foulée de penser à limiter l’infestation par le varroa. La femelle varroa pond le plus volontiers dans les cellules de mâles : il y en a de moins en moins. Il n’y aura plus non plus de récupération de miel donc de risque de pollution de ce dernier. Traitons donc en attendant le traitement plus radical encore d’hiver hors couvain.
Pour ceux qui utilisent des lanières, les retirer et les gratter (les griffer d’un coup de cutter) pour relancer le dégagement des produit chimiques, les replacer dans le couvain et prévoir de les enlever courant novembre. Si possible. Dans les zones froides ces opérations seront à faire en décalage d’un ou de deux mois vers l’été.La survie des colonies en mars est, tout autant liée à la qualité et à l’efficacité du traitement contre varroa, qu’à la qualité du nourrissement. 

Il est conseillé de faire le compte des varroas détruits et surtout de traiter tout le rucher en même temps pour que les ruches ne se contaminent pas entre elles et, mieux encore, si le traitement peut s’appliquer aux ruches du voisinage dans le même temps.

Nous reviendrons sur le traitement radical d’hiver.

« En début d’automne, la colonie va chercher à se positionner là où elle s’estime le plus confortablement installée, et ce en fonction de son environnement immédiat, du régime hivernal auquel elle doit survivre, ce que ses gènes ont mémorisé au cours des siècles. Dans ce but, la colonie recherche une aération suffisante mais non excessive, des déperditions thermiques réduites et la proximité des provisions qui lui permettront de se nourrir et d’entretenir la chaleur nécessaire au confort de la grappe », cf. Abeille de France N°983.

En d’autres termes, si l’abeille n’a pas attendu l’homme pour survivre – elle a plus de 80 millions d’années d’existence – l’homme lui impose néanmoins un habitat et l’apiculteur se doit de lui offrir le plus adéquat et accueillant possible. Il est élémentaire que la ruche soit en bon état, protégée des intempéries, sans infiltration d’eau ni courant d’air. L’abeille craint plus l’humidité que le froid. Surélevez un peu du sol et vérifiez l’étanchéité du toit, bien calé et sans risque d’envol. Protégez le trou de vol en remettant éventuellement les portes que vous avez pu enlever, voire même en réduisant les entrées. Vous limiterez ainsi les intrusions et dérangements de la colonie. Protégez cette entrée du soleil levant qui pourrait inciter l’abeille à sortir par un temps trop froid.

Quelques astuces ?

À celui qui a peu de ruches et pas de système de pesage :
À l’entrée de l’hiver, au plus tard, la ruche doit être insoulevable pour être sensée contenir suffisamment de provisions.

Fiche technique : Changer les reines

Cette opération peut se réaliser, dès le mois d’août, toutefois plus tard cela est fait, moins les abeilles auront le temps de faire un remérage. L’acceptation d’une nouvelle reine n’est jamais acquise. Surtout si les lignées sont génétiquement éloignées entre celle de la nouvelle reine et celle de l’ancienne. Si l’acceptation est acquise, alors l’hiver sera propice à une bonne homogénéisation de la colonie et la ponte de la nouvelle reine remplacera peu à peu la population par un groupe de sa descendance.

C’est une opération délicate jamais réussie dans 100 % des cas.

Au départ il faut absolument trouver et supprimer la reine de la ruche à renouveler. 

Dans l’heure qui suit, introduire la reine. Le plus fiable est de disposer d’une cage d’introduction qui utilise un cadre complet. L’idée est de faire vivre cette reine sur un cadre de couvain naissant, les jeunes abeilles nourriront cette reine, la lècheront, échangeront des phéromones. Cet ensemble est mis dans la ruche et occupe l’espace de 3 cadres et suppose qu’il n’y ait pas de crampillons dans le bas du corps ! Les abeilles de la colonie échangent à travers le fin grillage de la nourriture, des phéromones… l’acceptation se fait. Au bout de 48h on retire cette cage. 

Moins compliqué à mettre en œuvre, l’utilisation sur le même principe de la cage d’introduction Nicot  qui crée un espace de 11 mm de hauteur et d’une surface de 148 x 130 mm. Ce grillage plastique permet des échanges entre les abeilles de la colonie et la reine. Posée sur une surface de couvain naissant la reine s’y promène sans abeilles autour jusqu’au moment où naissent des abeilles. Cette nouvelle cour la nourrit et la protégera lors de sa libération dans les 48h à venir environ.

Une reine introduite deux heures, au plus, après avoir quitté sa ruche d’origine est pratiquement toujours acceptée.

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L’apiculture c’est de bons outils et de bons produits…

 

CG146
La nouvelle partition isolante associe la performance de l’isolation thermique du polystyrène (18 mm) avec la capacité réfléchissante de l’aluminium.

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EC262-1

EC262 – Pèse ruche Scalapi

Pour une pesée de vos ruche, simple et rapide !

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HB200 sac

HB200 : Abei-Fondant 

Abei-fondant est un candi souple à granulation très fine, obtenu à partir de saccharose (85%), de sirop de glucose et de sucre inverti.

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HC503camion

Melliflora : Le plus riche en Fructose ! Sirop proche du miel ! Sans OGM ni pesticides  Made in France !

 

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