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Dans la ruche en juillet – Lettre d’info

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Que se passe-t-il dans la ruche en juillet ?

Changement de programme dans la ruche. Passé le solstice de la Saint-Jean, les jours vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des jours. En ce début de mois, les journées longues et chaudes voient les allers-retours incessants des butineuses. De 6 heures du matin à 9 heures du soir, cela fait 15 heures d’activités. De quoi remplir les hausses si les floraisons sont là.

Les lavandes sont encore en fleur et ça mielle !

De nouvelles fleurs comme la bourrache et la phacélie sont très appréciées des abeilles. La luzerne et le tournesol sont aussi en fleur selon le calendrier des agriculteurs. Le miel de tournesol est la première production de miel en France. Notez cependant que toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : C’est principalement dans l’Ouest, le Centre et le Sud-Ouest que se concentre la production de nectar donc de miel. A l’inverse le sol calcaire du Sud-Est ne favoriserait pas la production de nectar.

Mais après un printemps bien arrosé, le mois de Juillet sera certainement plus sec, le nectar plus rare. Le remplissage des hausses va en souffrir. La ruche va commencer à gérer la décroissance des ressources.

Que fait l’apiculteur au mois de juillet ?

Si ce n’est déjà fait, le mois de juillet sera celui de la récolte. Pour en décider, il vérifie d’abord que les cadres de hausse sont remplis et operculés. Le miel non operculé ne dispose pas du faible dégré d’humidité nécessaire à sa conservation une fois extrait. Ensuite l’apiculteur prépare sa récolte en plaçant un chasse abeille entre la ruche et la hausse la veille de la récolte. Ainsi le jour de la récolte il restera peu d’abeilles dans la hausse. Celles-ci seront chassées et la hausse retirée puis couverte afin d’éviter que les abeilles n’y reviennent. S’il dispose de peu de ruches, il pourra sortir les cadres un par un en laissant la hausse en place, les brosser de leurs abeilles puis enfermer les cadres dans une boite hermétique. Après l’extraction, il pourra remettre les cadres dans leur hausse afin que les abeilles les lèchent et récupèrent le miel restant.

L’extraction se fait dans une pièce fermée, à l’abri des abeilles. L’apiculteur récolte le miel et la cire. S’il veut un miel monofloral, il aura pris soin de mettre des hausses vides quelques jours après le début de la floraison et d’en extraire le miel dès la fin.

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Le suivi des colonies

  • Après cette dernière récolte, il est bon de noter l’état des colonies. Trois critères peuvent suffire.
  • L’état sanitaire se vérifie par la qualité du couvain, régulier, serré, non mycosé, abondant. Signes d’une bonne reine et d’une colonie en bon état démographique entre les diverses catégories d’abeilles, nourrices et butineuses.
  • Ensuite par le nombre des abeilles et un comportement « normal ».
  • L’importance des récoltes faites et le corollaire des réserves disponibles dans les corps. 

Une bonne odeur ne gâte rien, une odeur inconnue ou désagréable doit attirer immédiatement l’attention.
Un couvain dont de nombreuses cellules ne sont pas operculées, laissant une larve visible finissant par mourir (risque de loque européenne ?), doit attirer l’attention sur l’infestation par le varroa.  De même des abeilles aux ailes atrophiées sont le signe de maladies induites par le varroa.
Pour les essaims artificiels, le point de repère est qu’ils soient sur 4 cadres en juillet pour atteindre 5 cadres fin septembre. Ce point est à retenir absolument.

Une fois la récolte terminée, l’apiculteur peut faire le premier traîtement anti-varroa. Par exemple des lanières anti-varroa sont placées de chaque côté du couvain. Elles y resteront quelques semaines. Demandez conseils à votre GDSA !

Ruche en juillet, que fait le débutant ?

Le débutant veille au remplissage de sa première hausse. S’il a récupéré une ruche forte, il peut faire une récolte normale. Mais s’il a récupéré récemment un premier essaim sur quelques cadres, il devra se contenter de peu. Peut-être pourra-t-il voir quelques rayons remplis qu’il pourra découper et consommer tel quel en machant la cire. Sinon, il faudra qu’il attende l’année suivante. Un peu déçu, il se consolera en se disant que la patience est une vertu majeure dans la pratique de l’apiculture.

Fiche technique :

Lever les hausses, récolter, extraire le miel.
Il faut lever les hausses lorsque les cadres sont aux 3/4 operculés et l’idéal serait qu’ils le soient totalement.
La veille de l’opération, poser un chasse abeilles entre hausse et corps.
Le lendemain, enfumer à peine sous le couvre-cadres voire pas du tout selon les races, ouvrir les hausses, s’il y a peu d’abeilles, le chasse abeille a bien été posé et la levée sera sans risque. Poser les hausses sur le flanc sur la ruche et brosser chacun des cadres, les poser dans une hausse vide la recouvrir d’une toile lestée pour éviter les retours d’abeilles.
Eviter d’enfumer les hausses, le miel prendrait un goût de fumée, ce n’est pas encore la mode du miel boisé… Pour ceux qui disposent d’un souffleur à moteur, chasser les abeilles avec est rapide, sans danger pour elles. Shootées, elles ne sont pas agressives.
L’extraction se fera dans un lieu propre (cuisine, buanderie, ou miellerie collective…), au sol lessivable. Le miel sera mis dans un maturateur pendant une semaine à partir de là la mise en pots sera faite dans un délai plus ou moins long selon le temps disponible. Je conseille de le faire rapidement car selon la nature des sucres présents dans le miel on observe des cristallisations dès le 4e jour (colza) voire très  tardivement (châtaignier) ou jamais (acacia).
Mettre en pots rapidement permet aussi de conserver le maximum de saveurs ; les parfums des miels sont fragiles. Choisir des pots en verre conserve au miel son rang de produit de qualité voire de luxe.

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