Environnement & saisons

Que se passe-t-il dans la ruche en décembre ?

De la pluie, de la pluie, de la pluie… Le mois de Décembre sera t-il plus clément, pour nos insectes aux gilets jaunes ...

De la pluie, de la pluie, de la pluie… Le mois de Décembre sera t-il plus clément, pour nos insectes aux gilets jaunes et noirs ?

Le mois de Décembre est là et marque le début de l’hiver. Suivant les régions, il y aura encore de beaux jours et les abeilles réchauffées sortiront. Puis viendra le long hivernage. Dans la ruche en décembre, les abeilles se pelotonnent autour de leur reine. Elles se regroupent en grappe, de plus en plus serrée si la température extérieure diminue, de façon à limiter les courants d’air et conserver la chaleur. L’apiculteur effectue des promenades de surveillance, veille à ce que la ruche ne soit pas attaquée ni dérangée.

Que fait l’apiculteur en décembre ?

En décembre, la colonie dépense la plus grande partie de son temps à réguler la température à l’intérieur de la ruche. La ponte est inexistante et la population reste stable. L’activité de la colonie est au ralentie… L’hiver, lorsque la température extérieure est inférieure à 18°C, la température du nid en présence de couvain doit se maintenir vers 34°C. Sans couvain, les abeilles peuvent survivre avec une température minimale de 13°C au coeur de l’essaim.

 

L’entretien de la ruche en hiver

 

Si durant le printemps et l’été les colonies sont très actives et donnent une récolte à la fin de la saison, en hiver, c’est le repos et le maître-mot est la paix. Cela ne veut pas dire laisser la ruche d’abeille sans surveillance mais il faut y jeter un œil de temps en temps : la toiture, les parois… L’essentiel est de ne pas faire du bruit ou trop de mouvements pour ne pas brusquer les abeilles. Si on découvre un bon nombre d’abeilles mortes, il n’y a pas lieu de paniquer, c’est normal en cette période. La mort naturelle les touche en hiver et on peut compter dans les 3 000 morts en trois mois.

 

Pour l’hygiène de la ruche, il est préférable mais non obligatoire de la débarrasser des cadavres au moyen d’un crochet. 

 

Vous utiliserez quelques moments d’hiver pour parfaire au nettoyage de votre matériel, si ce n’est déjà fait ; les cadres de réserve seront passés en revue, grattés, réparés, re-cirés…
Montez et cirez quelques cadres neufs qui vous seront utiles pour la saison prochaine et vous éviteront recherche et précipitation au moment opportun.

 

Profitez de l’inactivité des abeilles pour entretenir les abords du rucher. Vous prendrez le temps pour aménager, débroussailler vos emplacements (sans mettre en route des moteurs !). Envisagez quelques plantations d’aromatiques ou plantes mellifères. Il est vrai que la production de miel nécessite des étendues, mais pour l’amateur, un petit terrain d’abord, apte à se développer seul ensuite, peut présenter un intérêt : thym, romarin, bourrache, sauge…condimentaire ou de tisane…, à votre convenance. Le but étant de diversifier les sources de nectar et de pollen.

 

 

L’hivernage

 

Il est très important  de ménager la tranquillité des abeilles : dérangées, elle s’agitent et consomment ; le stock de provisions doit rester conséquent et le plus longtemps possible. Il doit passer l’hiver, dont on ne peut supputer la durée et la rigueur. Ces réserves conditionnent l’état de la colonie, sa vigueur à la reprise de fin d’hiver. En cours de mauvaise saison, une « surconsommation » participerait à un encombrement intestinal, à un moment peu propice à la sortie d’hygiène…

 

Il est tard et nuisible de donner de la nourriture liquide par temps froid : telle opération stimulerait la ponte, l’élevage de couvain et gaspillerait aussi les provisions. Vraiment, en cas d’absolue nécessité de « sauveté », il peut être envisagé de donner du candi : directement sur cadres, sous nourrisseur retourné, mais le risque demeure qu’il ne soit même pas utilisé (s’il fait trop froid pour la grappe). L’apiculteur avisé a su nantir son cheptel en tout début d’automne.

 

Restent quelques précautions : pour la ruche comme pour la maison, le gros de déperdition de chaleur se fait par le haut. Tentez donc un maximum de ‘’calorifugeage‘’ : coussin de paille, plaque polystyrène, morceaux de vieille couverture, carton ondulé, journaux… pourront être mis sous le toit. On profitera encore de l’occasion pour vérifier son étanchéité, s’assurer de sa stabilité et le lester :  il ne s’agit pas qu’il s’envole !

Voyez aussi la grille d’entrée : elle doit résister aux assauts d’éventuels intrus. Pendant l’hiver, s’il y a chute de neige, il n’y a aucun risque pour la ruche d’abeille puisque la neige est perméable et permet la circulation de l’air. Par contre, il ne faut pas laisser s’installer le gel qui est le contraire de la neige et qui empêche les abeilles de respirer. 

En régions neigeuses, l’entrée pourrait être protégée par une tuile ou une planche. Les abeilles ne sortiront ainsi de là qu’en sentant la chaleur de l’air et qu’elles ne se trompent pas avec les rayons du soleil. Si elles se posent sur la neige, elles vont mourir. 

 

Enfin, assurez-vous d’un maximum de précautions pour parer aux risques d’humidité : l’abeille y est encore plus sensible qu’au froid dont elle se défend mieux (en s’alimentant !).

La ponte reprend souvent dès janvier et, dès février, vous observerez que la pourvoyeuse reprend le travail : ramène du pollen (et de l’eau mais c’est moins visible !) Reste que ce sont avec le miel, les éléments de base à l’alimentation des larves. Si votre région en était dépourvue- ce qui doit être rare- à notre connaissance, existe un succédané : la farine de pois chiche. Elle pourrait alors être proposée, avec un filet de miel comme appel, à proximité de la ruchée (et à l’abri !).

Les plantes mellifères en décembre

 

 

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Sélection ICKO Apiculture

partition isolante
Partition isolante pour ruche Dadant CG146
Canditonus
Canditonus, réf HA010

 

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