Sirop Api Total
- Rapport équilibré fructose, glucose et saccharose
- Idéal pour le développement des colonies
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Juin marque le pic d'activité de la ruche. Les colonies atteignent leur population maximale, les hausses se remplissent rapidement et les grandes miellées estivales battent leur plein. Découvrez les gestes clés pour accompagner vos abeilles dans cette phase de pleine production.
Jusqu'au 21 juin, la reine pond abondamment. À partir du solstice d'été, le manque progressif de pollen et de nectar entraîne une diminution de la ponte. Vingt-et-un jours plus tard, vers la mi-juillet, les naissances deviennent plus abondantes que les œufs pondus. Le solstice marque donc un véritable tournant dans le cycle annuel de la colonie.
En juin, la population peut atteindre jusqu'à 80 000 abeilles dans une ruche Dadant bien développée. Cette masse d'ouvrières jeunes produit de la cire, ventile intensément et stocke rapidement les réserves. Les butineuses se succèdent sans interruption sur la planche d'envol. Dans des conditions optimales, plusieurs kilos de nectar peuvent être rapportés en une seule journée.
Jusqu'à la mi-juillet, les abeilles continuent de bâtir. La construction est le fait des cirières, abeilles âgées d'environ 12 jours. Cette fonction cirière ne dure qu'une semaine environ, mais elle permet la construction de nouveaux rayons lorsque le nombre de cirières est important et que nectar et pollen rentrent en abondance.
Cette activité s'observe directement à l'entrée de la ruche. Les butineuses rapportent continuellement nectar et pollen. L'apiculteur doit surveiller le développement de la colonie pour éviter le manque d'espace ou un blocage de ponte de la reine par la surabondance de miel et de pollen dans les cadres. La vie de la ruche est alors à son paroxysme.
En juin, le débutant a normalement récupéré son premier essaim. Il est souvent impatient de poser sa première hausse, mais s'il s'agit d'un essaim de l'année, il faudra peut-être patienter. Sa préoccupation va être de faire grandir sa colonie et d'ajouter de nouveaux cadres. Il surveillera l'évolution du couvain et appliquera les conseils ci-dessous pour l'ajout de cadres.
L'apiculteur pourra profiter de l'activité des cirières pour faire construire des cadres, en vue du renouvellement immédiat des anciens cadres trop noircis ou de la constitution d'un stock qui aura toujours son utilité ultérieurement. Il en profitera pour jeter un œil au couvain (reste-t-il abondant ?) et à la santé de la ruche (signes de maladies, en particulier de varroa ?). En cas de faiblesse du couvain, il pourra nourrir afin de stimuler la ponte de la reine, notamment pour un essaim récupéré récemment.
Le calendrier de vie des abeilles est crucial dans le développement de vos colonies. Les abeilles présentes au trou de vol en sont issues des œufs pondus en . Pour avoir des colonies fortes en fin d'été, c'est donc au mois de juin que tout se joue. Un manque de nourriture en cette saison peut avoir d'importantes répercussions sur l'hivernage. Surveillez donc les miellées et les réserves.
Lorsque les ressources diminuent brutalement, les abeilles consomment rapidement leurs réserves pour maintenir le couvain et la ponte de la reine. Une forte chaleur ou une météo instable accentuent souvent cette situation. Lors des visites, vérifiez systématiquement le poids des ruches, la dynamique des butineuses, les réserves présentes dans le corps et l'activité générale de la ruche. Dans certains cas, un nourrissement liquide au sirop peut devenir nécessaire pour éviter un arrêt brutal de ponte.
Après avoir posé les grilles à reine et les hausses, puis effectué sa première récolte du miel de printemps, l'apiculteur entre pleinement dans la période des grandes récoltes estivales. Mais avant de récolter, plusieurs points doivent être contrôlés avec précision. Un miel encore trop humide peut fermenter rapidement après extraction. Une hausse partiellement operculée réduit aussi la qualité finale du produit.
Avant d'extraire, il reste essentiel de vérifier que le miel est suffisamment mûr. Il ne doit pas contenir plus de 18 % d'humidité, seuil au-delà duquel le risque de fermentation augmente fortement. Même lorsque les cadres paraissent pleins, l'operculation ne garantit pas toujours une maturité homogène. En cas de doute, l'utilisation d'un réfractomètre permet de contrôler précisément le taux d'humidité directement dans les cellules. Cet outil sécurise durablement la qualité de conservation de la récolte.
La préparation du matériel reste essentielle avant la récolte de miel. Extracteur, maturateurs, couteaux à désoperculer, seaux ou pots doivent être parfaitement propres afin de garantir une excellente hygiène. Vérifiez également leur bon fonctionnement. Cela permet de limiter le temps de manipulation, d'éviter les contaminations, de préserver les arômes et de faciliter l'extraction.
Pour certains apiculteurs, juin est un mois de transhumance. Après l'acacia, le tilleul puis la lavande sont deux gros fournisseurs de miel de qualité. L'apiculteur pourra profiter de ces floraisons en déplaçant ses ruches et en veillant à mettre des hausses nouvelles afin de recueillir un miel mono-floral. Les colonies seront introduites seulement lorsque 10 à 20 % des fleurs sont ouvertes afin que les abeilles soient immédiatement attirées dans les cultures à polliniser et ne soient pas tentées de se tourner vers une source plus attractive.
Le tilleul procure un miel délicat. Sa floraison prend le relais de celle de l'acacia. C'est un arbre majestueux qui rivalise avec le chêne. Le tilleul est abondamment consommé en tisane pour ses vertus sédatives. En , les abeilles ne se contentent pas de visiter le fond des corolles, elles récoltent également le miellat produit par les pucerons se développant sur le feuillage dont ils ponctionnent la sève.
Le miel de tilleul peut entrer dans la composition poly-florale du miel de forêt ou faire l'objet d'un miel mono-floral. Dans ce cas, il est ambré-clair et prend, à l'état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne.
La lavande est le symbole de la Provence. Ces champs inspirent les peintres et les abeilles. Elle a un petit cousin : le lavandin. Toutes deux de la famille des labiées, la lavande et le lavandin, que l'on confond très souvent, sont néanmoins d'espèces différentes. La lavande vraie est une espèce originelle, alors que le lavandin est un hybride qui résulte du croisement de la lavande vraie et de l'Aspic.
La lavande (ou le lavandin) a pour l'apiculteur, outre la qualité du miel qu'elle fournit, une deuxième vertu : une fois séchées, ses tiges constituent un excellent combustible pour les enfumoirs. Il est toutefois à noter que la lavande ou lavandin n'apporte pas de pollen aux abeilles.
Le châtaignier, présent essentiellement sur les sols acides, est un arbre élancé qui procure nectar et pollen à nos chères butineuses. Il procure un miel aux saveurs boisées avec une légère amertume. Riche en oligo-éléments (potassium, magnésium, manganèse et baryum), ce miel possède des vertus cicatrisantes.
Conseils apicoles de juin : que faire au rucher ?
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